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Martinisme
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Le FAUX programme du martinisme.

Au programme du martinisme :

  1. L’écriture sainte (l’ancien et le nouveau testament) dans ses langues originales à savoir l’hébreu, le grec, l’araméen, le latin, langues qu’il convient donc de maîtriser avant tout.
  2. Connaître Saint Martin : la vie et l'œuvre, (y distinguer toutes les sources bibliques, évidemment, pour chaque livre écrit)
  3. Martinez de Pasqually : vie œuvre, sources, initiations et réalisations
  4. Jacob Boehme : une fois lu l'intégrale, en établir des ponts avec la pensée de Martinez de Pasqually.

Voici la base de travail, le minimum juste essentiel : le « pré requis ».

En réalité, il faut approfondir un peu. Car à cela, il faut rajouter :

  • Histoire et doctrine du judaïsme, sans oublier :
    « Les esséniens », mieux connus depuis la découverte dans les grottes de Qumrâm… et donc
  • Les évangiles apocryphes, à commencer par celui de Thomas, qui ouvre lui-même la compréhension à
  • La « gnose » (chrétienne « entre autres »), dont il faudrait aussi aborder l’histoire et la doctrine… sans parler de
  • L’hésychasme, qui comprend à minima l’étude des pères du désert … probablement à en saisir l’influence ascendante et descendante.

Sans oublier aussi, en complément :

  • La kabbale juive, chrétienne, leurs différents courants,
  • L’alchimie en tant qu’hermétisme,
  • L’histoire des sociétés secrètes,
  • La symbolique,
  • L’arithmosophie,
  • Le tarot,
  • L’histoire des religions, puis
  • Le mysticisme….

Une fois tout cela assimilé, digéré, on est sensé se rapprocher du martinisme.

Plusieurs remarques immédiates sur ce « programme » :


• Notons, et c’est décisif, qu’il s’agirait ici de comprendre le martinisme et non pas de le vivre, comme il est proposé dans les pratiques de l’Ordre,
• Notons aussi que ce programme est, pour le commun des mortels, impossible à réaliser dans son entier,
• Enfin, et c’est peut-être ce qui nous intéresse le plus , nulle part dans l’œuvre du Philosophe Inconnu il n’y a de telles exigences, bien au contraire.

« Les livres m’ont paru n’être que les fenêtres du Temple de la vérité et n’en être pas les portes, c’est qu’en effet ils ne font que montrer les choses aux hommes et qu’ils ne les leur donnent pas. » (Mon Portrait… p440)

Tous les sujets qui viennent d'être cités dans ce « faux programme » peuvent être étudiés, ils sont pertinents, intéressants et apporteront au martiniste en marche. Mais ils n’imposent aucun programme que devrait maîtriser le martiniste.

Aller sans fin dans la voie des articles et références, c’est oublier que tout se vit. Au risque de l’erreur ou l’égarement parfois. Mais, comme le souligne LCSM dans son œuvre, l’erreur est moins grave que l’inertie, d’un point de vue de la spiritualité.


Et le savoir, seul, peut être classé comme une inertie s’il n’est pas en correspondance avec le Désir.

“Est-il besoin, demandera-t-on, de tant de recherches et de tant de travaux spéciaux, pour parvenir à l’évolution de l’être humain ? Est-il besoin d’étudier l’hébreu, ou le sanscrit, de se farcir le cerveau, d’un tas de termes spéciaux, pour libérer son esprit des entraves de la matière ? A cela, nous répondrons en toute franchise par la négativité. NON le développement intellectuel n’est pas nécessaire, ni indispensable, pour l’évolution des facultés supérieures de l’Esprit. C’est un bel habit, appliqué sur nos corps toujours semblables, pour tous les êtres humains”. (Papus dans l’ABC illustré de l’Occultisme, page 430)

Benoît MOUROUX


L'enseignement supposé du Philosophe Inconnu...

"Sur la manière d'enseigner propre à Saint-Martin, nous possédons un témoignage de première main. Ce sont les explications données par Saint-Martin à un élève qui l'interroge. Ce sont les inappréciables lettres à Kirchberger, baron de Liebisdorf. La première lettre de Kirchberger sollicitait quelques éclaircissements sur l'auteur et le fond Des Erreurs et de la Vérité. Le Philosophe d'Amboise y répondit avec obligeance et ainsi naquit un échange de pensées qui dura quatre ans.

Nous trouvons au fil des pages nombre de précisions doctrinales.

A quelles découvertes invite la très belle parabole du jardinier ! Et quelles révélations Saint-Martin n'hésite-t-il pas à communiquer ! Le Philosophe Inconnu, dans son premier ouvrage, avait peint allégoriquement l'état de l'homme avant la chute. L'homme originel, y lisait-on, tirait toute sa puissance de la possession d'une lance merveilleuse, composée de quatre métaux différents. Saint-Martin ne cache pas à quel point il importe de découvrir la vraie nature de cette lance symbolique. Et à Kirchberger qui lui réclame ce secret, il répond : « La lance composée de quatre métaux n'est autre que grand nom de Dieu, composé de quatre lettres » (1).

Peut-on rien exiger de plus clair ? Et ne comprend-on pas la fécondité des rapports du Maître et des élèves quand une telle volonté d'instruire anime celui qui sait. La suite de la révélation ainsi faite à Kirchberger sur la signification métaphysique de la lance, montrera encore Saint-Martin guidant ceux qui s'adressent à lui. Liebisdorf, en effet, tira de ce symbole des conclusions assez arbitraires. Il rapprocha, par exemple, l'alliage des quatre métaux et les quatre évangélistes (2). Saint-Martin jugea ces exercices « conventionnels » et écrivit à Kirchberger que les quatre évangélistes sont « peut-être cinquante » (3).

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(1) Correspondance, p. 45.
(2) Correspondance, p. 48.
(3) Correspondance, p. 52."

Le Martinisme et L-C de Saint-Martin, R. Amadou, p52.


Peu de temps avant que Philippe de Lyon lui donne le pouvoir de répondre et agir "en son nom", une réponse de Chapas à Papus sur un sujet dont l'origine est, à ce jour, inconnu...la tonalité est posée et il est toujours intéressant de la relever.


"Tout rapport entre des êtres vivants, quelle que soit leur classe, est expansion de l'être, interaction, voire génération. C'est la « loi universelle de réaction » qui, pour que « l'œuvre soit sensible », suppose à la fois la distinction des vertus et la similitude de l'essence, de la nature, des deux agents qui entrent en contact. "
Ministère de l'Homme Esprit - LCSM

"Mon Cher docteur,
Merci de votre bonne lettre; comme réponse à ce que vous me demandez, c'est très difficile, car nous savons, nous, que nous ne devons pas juger.
Que ce que nous croyons que ce que notre voisin fait est mal, c'est peut être bien: seulement que ce qui nous empêche de voir juste, c'est que nous ne sommes placés sur le même point. Donc, ce qui peut nous paraître mal, est bien.
Si nous voyons toutss les mêmes choses de la même façon, ce serait l'idéal; il faut espérer que cela viendra bientôt. Pour le moment, ce n'est pas possible.
Si je ne lis pas maintenant, c'est que je crains de m'égarer parce que le temps est proche, malheureusement, beaucoup, beaucoup, se laisseront séduire. Comme Monsieur Philippe nous recommande de descendre si nous ne voulons pas que l'on nous oblige à descendre, et nous dit aussi de rester petits, j'ai peur, car je sais que je suis excessivement faible, de faire comme tout le monde, de me laisser choir. C'est tout simplement pour cela que je ne lis plus.
Ah, mon Cher docteur, que le temps vient sombre pour le maheureux, mais cela n'empêchera pas de rester bons amis.
Recevez, Cher Doceur, mes sincères salutations,
Chapas"

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La signature de Maître Philippe de Lyon se terminait par une glyphe particulière.
"Monsieur Philippe, dont la signature se termine en zigzag et aboutit à une ligne fléchie, était un fils du tonnerre" écrit Edmond Mace, occultiste reconnu.
Ce n'est, certes, pas un cas isolé puisque plusieurs personnages illustres du milieu de l'occultisme, dont bon nombre est recensé autour du Maître Philippe, ont adopté ce glyphe fléché particulier...
Ce signe distinctif, désignant les "fils du tonnerre" selon Henri Durville dans un article de 1954, peut aussi offrir une interprétation plus "saggitale", comme la quête d'un sens, qui ne peut être que singulier à chacun...

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Livret de la Loge VELLEDA

1899, en présence de PAPUS et Oswald WIRTH,eut lieu l'inauguration de la "loge" parisienne (terme de l'époque pour désigner un Groupe martiniste) VELLEDA.


Elle fut dirigée par Victor-Emile MICHELET (le fameux auteur des "Compagnons de la hiérophanie") et son activité était principalement axée sur l'étude du symbolisme.

Pour cette occasion particulière, un livret fut édité à quelques dizaines d'exemplaires.

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