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Martinisme
L'Ordre dans le monde
Documents et Etudes
 

Bienvenue…

… Sur le site officiel de l’Ordre Martiniste, mouvement non dogmatique, à visée spirituelle, créé par Papus (Docteur Gérard Encausse) en 1887. L’Ordre est indépendant de tout autre ordre ou organisation initiatique, église, parti politique ou association philosophique.

Les buts fixés par l’Ordre depuis sa création :

  • L’éveil et la transformation de l’homme, au moyen d’une spiritualité issue de la Tradition primordiale, telle qu’elle nous fut transmise par Louis-Claude de Saint-Martin et Papus, sous des formes adaptées à notre monde moderne.
  • Une mise en pratique, sur la base de principes éthiques et humanistes, ouvrant sur la « Voie Cardiaque ».

Les moyens mis en œuvre :

  • L’initiation, accompagnée de l’étude du symbolisme propre au martinisme mais aussi du symbolisme dit traditionnel.
  • La participation aux réunions rituelles au sein de Groupes et aux activités de l’Ordre.
  • L’ésotérisme (principalement dans la tradition chrétienne) et la philosophie de la Nature, source de la pensée de Louis Claude de Saint-Martin.

Qui peut devenir Martiniste ?

Tout homme ou femme majeur, de bonne volonté, animé du désir sincère d’évoluer spirituellement et d’œuvrer pour un monde meilleur, dans la mesure de ses moyens.

Il ne s’agit pas de faire du plan spirituel un monde à part, distinct du reste de la personnalité (individualité), mais de collaborer à sa mise en marche vers une humanité plus achevée, pleine et entière, faisant en sorte que la partie visible et la partie invisible de l’être humain, corps et psychisme, soient en harmonie avec l’esprit. En d’autres mots, l’Ordre Martiniste est ouvert à l’individu qui cherche une meilleure qualité existentielle, un sens, un art de vivre en paix avec soi et avec ses congénères.

« J’ai Dieu, j’ai une âme, il ne faut rien de plus… »

Mon portrait historique et philosophique, Louis-Claude de Saint-Martin

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Publications

Le FAUX programme du martinisme.

Au programme du martinisme :

  1. L’écriture sainte (l’ancien et le nouveau testament) dans ses langues originales à savoir l’hébreu, le grec, l’araméen, le latin, langues qu’il convient donc de maîtriser avant tout.
  2. Connaître Saint Martin : la vie et l'œuvre, (y distinguer toutes les sources bibliques, évidemment, pour chaque livre écrit)
  3. Martinez de Pasqually : vie œuvre, sources, initiations et réalisations
  4. Jacob Boehme : une fois lu l'intégrale, en établir des ponts avec la pensée de Martinez de Pasqually.

Voici la base de travail, le minimum juste essentiel : le « pré requis ».

En réalité, il faut approfondir un peu. Car à cela, il faut rajouter :

  • Histoire et doctrine du judaïsme, sans oublier :
    « Les esséniens », mieux connus depuis la découverte dans les grottes de Qumrâm… et donc
  • Les évangiles apocryphes, à commencer par celui de Thomas, qui ouvre lui-même la compréhension à
  • La « gnose » (chrétienne « entre autres »), dont il faudrait aussi aborder l’histoire et la doctrine… sans parler de
  • L’hésychasme, qui comprend à minima l’étude des pères du désert … probablement à en saisir l’influence ascendante et descendante.

Sans oublier aussi, en complément :

  • La kabbale juive, chrétienne, leurs différents courants,
  • L’alchimie en tant qu’hermétisme,
  • L’histoire des sociétés secrètes,
  • La symbolique,
  • L’arithmosophie,
  • Le tarot,
  • L’histoire des religions, puis
  • Le mysticisme….

Une fois tout cela assimilé, digéré, on est sensé se rapprocher du martinisme.

Plusieurs remarques immédiates sur ce « programme » :


• Notons, et c’est décisif, qu’il s’agirait ici de comprendre le martinisme et non pas de le vivre, comme il est proposé dans les pratiques de l’Ordre,
• Notons aussi que ce programme est, pour le commun des mortels, impossible à réaliser dans son entier,
• Enfin, et c’est peut-être ce qui nous intéresse le plus , nulle part dans l’œuvre du Philosophe Inconnu il n’y a de telles exigences, bien au contraire.

« Les livres m’ont paru n’être que les fenêtres du Temple de la vérité et n’en être pas les portes, c’est qu’en effet ils ne font que montrer les choses aux hommes et qu’ils ne les leur donnent pas. » (Mon Portrait… p440)

Tous les sujets qui viennent d'être cités dans ce « faux programme » peuvent être étudiés, ils sont pertinents, intéressants et apporteront au martiniste en marche. Mais ils n’imposent aucun programme que devrait maîtriser le martiniste.

Aller sans fin dans la voie des articles et références, c’est oublier que tout se vit. Au risque de l’erreur ou l’égarement parfois. Mais, comme le souligne LCSM dans son œuvre, l’erreur est moins grave que l’inertie, d’un point de vue de la spiritualité.


Et le savoir, seul, peut être classé comme une inertie s’il n’est pas en correspondance avec le Désir.

“Est-il besoin, demandera-t-on, de tant de recherches et de tant de travaux spéciaux, pour parvenir à l’évolution de l’être humain ? Est-il besoin d’étudier l’hébreu, ou le sanscrit, de se farcir le cerveau, d’un tas de termes spéciaux, pour libérer son esprit des entraves de la matière ? A cela, nous répondrons en toute franchise par la négativité. NON le développement intellectuel n’est pas nécessaire, ni indispensable, pour l’évolution des facultés supérieures de l’Esprit. C’est un bel habit, appliqué sur nos corps toujours semblables, pour tous les êtres humains”. (Papus dans l’ABC illustré de l’Occultisme, page 430)

Benoît MOUROUX


L'enseignement supposé du Philosophe Inconnu...

"Sur la manière d'enseigner propre à Saint-Martin, nous possédons un témoignage de première main. Ce sont les explications données par Saint-Martin à un élève qui l'interroge. Ce sont les inappréciables lettres à Kirchberger, baron de Liebisdorf. La première lettre de Kirchberger sollicitait quelques éclaircissements sur l'auteur et le fond Des Erreurs et de la Vérité. Le Philosophe d'Amboise y répondit avec obligeance et ainsi naquit un échange de pensées qui dura quatre ans.

Nous trouvons au fil des pages nombre de précisions doctrinales.

A quelles découvertes invite la très belle parabole du jardinier ! Et quelles révélations Saint-Martin n'hésite-t-il pas à communiquer ! Le Philosophe Inconnu, dans son premier ouvrage, avait peint allégoriquement l'état de l'homme avant la chute. L'homme originel, y lisait-on, tirait toute sa puissance de la possession d'une lance merveilleuse, composée de quatre métaux différents. Saint-Martin ne cache pas à quel point il importe de découvrir la vraie nature de cette lance symbolique. Et à Kirchberger qui lui réclame ce secret, il répond : « La lance composée de quatre métaux n'est autre que grand nom de Dieu, composé de quatre lettres » (1).

Peut-on rien exiger de plus clair ? Et ne comprend-on pas la fécondité des rapports du Maître et des élèves quand une telle volonté d'instruire anime celui qui sait. La suite de la révélation ainsi faite à Kirchberger sur la signification métaphysique de la lance, montrera encore Saint-Martin guidant ceux qui s'adressent à lui. Liebisdorf, en effet, tira de ce symbole des conclusions assez arbitraires. Il rapprocha, par exemple, l'alliage des quatre métaux et les quatre évangélistes (2). Saint-Martin jugea ces exercices « conventionnels » et écrivit à Kirchberger que les quatre évangélistes sont « peut-être cinquante » (3).

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(1) Correspondance, p. 45.
(2) Correspondance, p. 48.
(3) Correspondance, p. 52."

Le Martinisme et L-C de Saint-Martin, R. Amadou, p52.


 

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