" Vos croyances deviennent vos pensées, vos pensées deviennent vos mots, vos mots deviennent vos actions, vos actions deviennent vos habitudes, vos habitudes deviennent vos valeurs, vos valeurs deviennent votre destinée."
Gandhi
« Le Seigneur a fondé son temple dans le cœur de l’homme… c’est à l’homme de l’élever et d’achever tout l’édifice… » Louis-Claude de Saint Martin (L'Homme de désir)
Tout est là, l’Homme est un temple dont le sacerdoce est intérieur. Si le sacerdoce est intérieur, alors nos pensées sont déjà des actes sacrés ou profanes. Une croyance faussée obscurcit le temple ; une pensée droite l’illumine. De cette lumière naissent des paroles plus justes, des actions plus pures, puis des habitudes qui façonnent peu à peu un être réconcilié avec sa Source.
Dans cette perspective, la “destinée” n’est pas un mécanisme aveugle : elle est le rayonnement naturel de notre état intérieur. Le martiniste travaille donc moins à changer le monde qu’à se convertir lui-même — et par là, mystérieusement, à participer à la réintégration universelle.
C’est un chemin exigeant, presque secret. Mais il est simple : surveiller ses pensées comme on veille la flamme d’un autel. Car ce que nous entretenons en silence finit toujours par prendre forme. Et c’est ainsi que, pas à pas, l’homme extérieur devient le reflet de l’Homme intérieur.
La société des êtres humains, elle aussi, peut se montrer cruelle ou injuste. Pourtant, ce n’est pas par le bouleversement des structures que l’humanité se réformera : l’Histoire nous a trop souvent montré que les révolutions extérieures dégénèrent en folies meurtrières. Le vrai changement vient de l’intérieur, de chaque individu. Les Tables de la Loi ne sont plus enfermées dans un Tabernacle ; elles sont appelées à s’inscrire dans le cœur de chacun, réduites à leur essence : "Aime ton prochain comme toi-même".
Frère Orphélyos
L'humain est toujours prêt à sombrer,
Ego vorace avide de régner,
Folies guerrières ivresse amère,
L'Adulte – enfant, roi sans frontière.
Malgré les turpitudes du temps,
L'espérance danse sous le ciel changeant.
Résonne, alors un chant suprême,
« Aime ton Prochain comme Toi-même »
Dans le cœur des êtres humains,
Scintillent ces mots sacrés.
Vers toi, j'implore et tends mes mains,
Dans l'attente d'un signe espéré.
Mais, suis-je digne de le recevoir,
Moi, cherchant en quête de Sagesse ?
Pourtant, l'Homme de Désir sait le soir,
Écouter l'écho de l'éternelle promesse.
Frère Merlin.
