Notre Frère nous partage une réflexion/méditation sur l'Épiphanie

À l’occasion de l’Épiphanie, je vous invite ce dimanche soir à prendre quelques instants pour méditer sur ce beau symbole.
Au pied du sapin, la crèche s’ouvre comme un petit univers. Sa structure, recouverte de mousse, évoque les règnes minéral et végétal, les entrailles de la Terre-Mère, Malkut, et l’intimité, le cœur le plus profond de chaque être humain. Elle est le sanctuaire du monde visible et du monde intérieur.
Le Christ nouveau-né, incarnation du Christ intérieur, rayonne au centre. À sa droite, Joseph, principe masculin ; à sa gauche, Marie, principe féminin. L’âne et le bœuf, compagnons humbles, rappellent le règne animal et la fidélité silencieuse de la création ainsi que l’interdépendance de toutes les créatures dans le Plan Divin.
Les trois rois mages, représentant traditionnellement l’humanité dans sa diversité ethnique, culturelle et religieuse portent des offrandes : l’or de l’esprit, l’encens de l’âme, la Myrrhe du corps. Les anges dessinent les cercles des hiérarchies célestes, tandis que les boules du sapin évoquent les planètes et les mondes.
L’étoile à sept branches (7 planètes, les 7 couleurs diffractées de la lumière blanche… ) , au sommet, éclaire le chemin vers l’unité divine.
Dans cette Épiphanie, la voie ésotérique christique se révèle : elle réconcilie toutes les traditions et religions, enseignant que toute lumière authentique, en chaque foi, conduit au même Christ intérieur. Contempler la crèche, c’est plonger dans la Terre-Mère, dans l’homme, et dans l’univers, pour éveiller l’harmonie des forces et l’unité de toutes choses, C’est retrouver la simplicité de l’Enfant qui, comme l’a dit le divin Maître, est le seul qualifié par la pureté de son cœur pour entrer dans le Royaume de Dieu.
Contempler ce beau symbole, c’est contempler la réintégration de tous les êtres dans le plérôme divin.
« Le Christ serait né mille fois à Bethléem, s’il ne naît en toi, ce serait en vain » A. Silesius
Beau dimanche de l’épiphanie à tous !
Orphélyos,
suppléant au Grand Hospitalier de l’Ordre Martiniste.
